DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE ET EMPLOI  

BILAN ET ENJEUX

Saint-Gilles est aujourd’hui une commune prisée par les investisseurs et les porteurs de projets commerciaux, souvent retenue comme première destination.

Partenaire de la commune, Hub.Brussels (l’Agence bruxelloise pour l’accompagnement de l’entreprise, issue de la fusion d’ATRIUM, d’IMPULSE et de Bruxelles Invest&Export) a choisi Saint-Gilles pour y installer son siège, chaussée de Charleroi. C’est là que se déroule la traditionnelle JOURNÉE DE L’INDÉPENDANT, initiée il y a quelques années par l’échevinat du Développement économique, en partenariat avec le Centre d’Entreprises VILLAGE PARTENAIRE et ATRIUM.

Selon les experts, le taux de commerces inoccupés à Saint-Gilles est l’un des plus bas du pays.

UN PARTENARIAT FORT AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL

Un partenariat fort a été créé entre l’échevinat du Développement économique de Patrick DEBOUVERIE, les Gardiens de la Paix qui lui sont attachés, Hub.Brussels (ex-ATRIUM) et le Guichet d’économie Locale intégré au Centre d’Entreprises de Saint-Gilles VILLAGE PARTENAIRE.

Il assure l’accueil et l’accompagnement des porteurs de projets :

  • repérage quotidien des espaces commerciaux disponibles,
  • banque de données de candidats investisseurs,
  • analyse des besoins des quartiers,
  • mise en rapport avec les propriétaires,
  • accompagnement des projets (bussiness plan, recherche de subsides…),
  • mise en contact avec les services communaux,..

De plus, la Régie foncière a acquis plusieurs immeubles disposant d’un rez-de-chaussée commercial, permettant à la commune, via des appels à projets soumis à un jury, de proposer un mix commercial accessible à tous, sur base d’analyses des besoins réalisée par ATRIUM.

Dans toute la mesure du possible (notamment lorsqu’une demande de changement d’affectation est nécessaire), une attention est portée au maintien d’un bon équilibre entre franchisés de la grande distribution et commerces de proximité de manière à favoriser une offre diversifiée  ( en produits et en prix ) sur l’ensemble du territoire de Saint-Gilles.

Depuis le début de la législature, près d’une cinquantaine de projets accompagnés ont vu le jour, dans l’ensemble des quartiers, contribuant à la création de plus de 150 emplois, grâce notamment à l’exonération de charges du premier emploi décidée par le Gouvernement fédéral.

Il s’agit essentiellement de projets innovants, durables, dans les secteurs de : l’alimentation,  l’Horeca, l’artisanat de bouche (boulangeries artisanales, fromageries, charcuteries…), la production  (brasseries..), répondant aux attentes et aux habitudes de consommation des habitants, demandeurs de produits frais (circuits courts, bios..), abordables, à faible empreinte écologique ou fabriqués dans des conditions de travail décentes…

DES QUARTIERS EN ÉVOLUTION

 

Le Quartier de l’Hôtel de Ville, grâce à la réputation et à la fréquentation du marché du lundi, connaît un développement continué d’enseignes de qualité : bars à vin, alimentation durable, commerces d’alimentation spécialisés,…

 

L’axe Ma Campagne-Quartier Louise accueille aujourd’hui un nombre important d’hôtels, de restaurants renommés et de commerces de proximité ou spécialisés. D’autres implantations commerciales de proximité devraient s’y installer en phase avec l’accroissement sensible de la population lié à la reconversion de nombreux bureaux en plus d’une centaine de logements.

 

Le Goulet Louise, la rue Stas et la chaussée de Charleroi accueillent de nouvelles enseignes, contribuant à la réputation du Haut de la Ville. La zone piétonnière – rues Jourdan et Stas – vit une évolution positive assurant la diversité et la qualité du secteur de la restauration. Conjointement avec Ixelles, Saint-Gilles avait demandé et obtenu de la part du Ministre MR des Classes Moyennes la mise en Zone Touristique du Goulet Louise et de la rue Stas (dérogation aux heures d’ouverture et au jour de repos hebdomadaire).

Curieusement, le Ministre régional de l’Économie s’est opposé à la mise en Zone Touristique de la place Stéphanie et de l’entrée de la chaussée de Charleroi. Et le Ministre fédéral de l’Emploi n’a pas pris en compte la globalité du Haut de la Ville, estimant dès lors que la partie saint-gilloise ne répondait pas aux critères, empêchant ainsi les entreprises de déroger aux règles du travail dominical…

LA MUTATION EN PERSPECTIVE DU QUARTIER DU MIDI

Le Quartier du Midi connaît une lente mutation dans l’attente de l’exécution du Plan d’Aménagement Directeur de la gare et de ses abords qui réserve une part importante aux activités économiques.

Aux abords de la principale gare du pays, nœud multimodal de premier plan au niveau de la mobilité, le quartier du Midi suscitera l’intérêt des investisseurs privés lorsqu’il bénéficiera d’un environnement qualitatif: espace public rénové, sécurisé et entretenu, offre diversifiée de services, d’équipements collectifs.. 

Déjà, de nouveaux hôtels et espaces de restauration y ont ouvert leurs portes en phase avec la rénovation urbaine engagée par la commune dans les îlots compris entre l’avenue Fonsny et la rue de Mérode. Le réaménagement de la rue de Russie et celui, en chantier, de la rue d’Argonne, qui deviendra semi-piétonne, devraient induire une requalification commerciale de la zone.

 

LE CENTRE, CŒUR HISTORIQUE DE LA COMMUNE : DE LA RÉNOVATION A LA REQUALIFICATION COMMERCIALE

Le CENTRE commercial, cœur historique, de la commune connaît une redynamisation à plusieurs vitesses.

L’avenue Volders a évolué au gré de l’opération « ATOUTS ARCHITECTURAUX » qui a encouragé la mise en valeur des devantures commerciales d’origine, autrefois cachées par des panneaux ou des volets métalliques, et qui offre aujourd’hui un cadre patrimonial remarquable aux commerces de qualité qui s’y sont installés.

 

Le pôle HORECA du PARVIS a retrouvé sa dynamique au terme des travaux de rénovation et constitue à nouveau, en phase avec le marché, un lieu de prédilection pour les Saint-Gillois, les Bruxellois et les touristes.

 

 

Des travaux de rénovation sont en cours dans la rue de Moscou qui retrouvera sous peu sa concentration antérieure de restaurants.

La redynamisation de la rue du Fort quant à elle, est plus complexe, la continuité commerciale ne pouvant y être déployée, de nombreux rez commerciaux étant occupés par des services, certes indispensables, comme : l’Atelier du WEB, la MaisonECOhuis, des asbl ou des espaces collectifs qui contribuent largement à la vie du quartier comme le PIANOFABRIEK.

Une dynamique de quartier réunissant habitants, commerçants, artistes et partenaires publics, notamment, la commune et ATRIUM dans le cadre du Contrat de Quartier « Parvis-Morichar », a permis d’initier des projets de rénovation des devantures commerciales, de peinture des façades, d’appel à projets pour occupation temporaire (2019) des rez-de-chaussée inoccupés par des artistes, des artisans, du commerce équitable..

Ces initiatives, complétées par quelques mutations immobilières ou rénovations en cours, ainsi que la réorganisation du marché, devraient donner à terme une nouvelle impulsion économique à la rue Fort.

La situation de la CHAUSSEE DE WATERLOO –  l’un des axes enregistrant l’un des plus importants flux de passage de piétons de la Région – reste préoccupante.

Des ateliers organisés récemment à l’initiative du Groupe ONE et de l’ULB, en partenariat avec l’échevinat du Développement économique et Hub.Brussels (ATRIUM), ont précisé les attentes pour requalifier cet axe commercial essentiel soumis depuis plusieurs années à des programmes d’accompagnement.

Certes, plusieurs enseignes s’y sont installées ces derniers mois et des rez-de-chaussée du bas de la chaussée font l’objet de demandes de permis d’urbanisme pour l’aménagement d’une boulangerie artisanale, de restaurants…

Mais, le développement d’un mix commercial plus qualitatif qu’aujourd’hui nécessite un plan global de réaménagement de l’espace public, impliquant des partenariats publics et privés pour la rénovation de commerces et de logements et des initiatives en matière d’accessibilité, de stationnement et de gestion des zones de livraison, susceptible d’attirer des investisseurs et des enseignes.

La réorganisation du secteur associatif est en cours, impliquant commerçants, propriétaires et habitants.

Le développement des espaces commerciaux se heurte souvent à la lenteur des procédures administratives, à la durée de l’instruction des dossiers ( notamment au niveau de l’urbanisme ), au délai d’attente pour la visite de contrôle des pompiers et autres services (AFSCA…)…Tout cela pénalise financièrement les investisseurs compte tenu du temps qui s’écoule entre l’introduction d’un dossier et l’ouverture d’un commerce ou d’un établissement.

Une réorganisation administrative, basée sur la création d’un guichet unique « développement économique » interservices, constitue une piste de solution.

 

LE SOUTIEN AU SECTEUR DE L’ARTISANAT

De nombreux artisans se sont installés à Saint-Gilles au cours des dernières années.

L’asbl ENTREPRENDRE A SAINT-GILLES leur a consacré un catalogue.

Des initiatives privées promeuvent aussi le secteur de l’artisanat comme les marchés organisés par LA TRICOTERIE ou les week-ends proposés par l’hôtel JAM qui transforme pendant quelques jours les chambres en lieux d’exposition.

LE SECTEUR HORECA

SAINT-GILLES, DEUXIÈME POLE HÔTELIER DE LA RÉGION!

Le secteur HORECA est particulièrement développé à Saint-Gilles.

La commune compte 30 hôtels offrant 3500 chambres, confirmant Saint-Gilles comme deuxième entité hôtelière de la Région. Des projets innovants ont vu le jour ces dernières années, rencontrant un succès immédiat.

Trois nouveaux hôtels ouvriront leurs portes en 2018-2019 chaussée de Charleroi et à proximité de la gare du Midi.

Comme l’indique le graphique ci-dessous, les hôtels ont retrouvé un taux d’occupation important en 2017, après une période particulièrement difficile liée aux drames qui ont endeuillé notre pays.

CONCILIER DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE ET TRANQUILLITÉ DES HABITANTS

Saint-Gilles compte 465 cafés et restaurants dont 264 disposent d’une terrasse et 128 d’une licence pour l’exploitation de jeux délivrée par la Commission fédérale des jeux de hasard.

Ces établissements sont répartis sur l’ensemble du territoire avec des pôles de concentration au Parvis, place Horta, place de Bethléem, dans les quartiers Louise et de l’Hôtel de Ville,..

La concentration d’établissements peut parfois conduire à certains excès. Concilier l’animation urbaine générée par la dynamique économique et la qualité de vie des habitants devient un exercice difficile.

Les autorités veillent à circonscrire le tapage nocturne et les atteintes à la tranquillité des habitants, comme elles sont aussi attentives aux activités illicites tels les trafics de stupéfiants..

Des plaintes pour tapage nocturne, qui, lorsqu’elles sont formelles, induisent des arrêtés de fermeture temporaire.

La conseil communal a approuvé récemment un règlement de police imposant la fin du service en terrasse à minuit en semaine et à une heure le week-end. Les autorités ont notifié aux commerces de nuit leurs obligations en matière de vente d’alcool et de gestion de leurs clients, notamment pour faits de tapage nocturne, sous peine de sanctions administratives.

Une loi fédérale autorisera prochainement le conseil communal à soumettre certains secteurs d’activité à des conditions d’exploitation sur base d’enquêtes préalables pour prévenir le blanchiment d’argent ou les trafics de stupéfiants.

Un autre projet de loi devrait limiter à terme le nombre de jeux de hasard présents dans les cafés.

Il est important d’encourager la fonction première des cafés : lieux de convivialité et de lien social, lieux de mixité et de solidarité.. Aux côtés de concepts innovants qui participent à l’image et à l’attractivité de la ville, il faut préserver et encourager les cafés populaires qui contribuent à la mixité et à la convivialité des quartiers.

 

LE COMMERCE DE NUIT

Dès 2007, la commune a règlementé le commerce de nuit en limitant le nombre de voiries où il est autorisé. Aujourd’hui, la commune compte 25 night-shops et 13 phoneshops sont recensés.

LA DYNAMIQUE DU SECTEUR CULTUREL PRIVE

Le secteur culturel privé s’est particulièrement développé ces dernières années, complétant l’important réseau communal d’infrastructures et de services.

Des galeries marchandes, espaces d’exposition, d’expression artistique ou de performances culturelles ont ouvert leurs portes dans l’ensemble des quartiers : la salle de vente Cornette de Saint Cyr, le centre d’art contemporain LA PATINOIRE ROYALE, plusieurs galeries privées comme LA FORREST DIVONE, rue de l’Hôtel des Monnaies, TREMPLON dans le quartier Louise, …..,avenue Volders, LA TRICOTERIE, KOMPLOT, HEKLA, RECTANGLE…dans le quartier du Midi,… La dynamique culturelle est en mouvement dans l’ensemble des quartiers.

 

LES MARCHES

La rénovation du Parvis a induit la réorganisation du MARCHE DU PARVIS, respectueuse de sa tradition historique et populaire.

Il a retrouvé avec succès le grand Parvis et la rue du Fort le week-end, dans une configuration plus agréable, y accueillant à nouveau certains des commerçants ambulants qui l’avaient délaissé depuis quelques années. Le petit Parvis l’accueille en semaine, en le réservant aux secteurs de l’alimentation et des fleurs. Un nouveau marché « PRODUITS FRAIS » s’y tient désormais le mercredi après-midi. Le MARCHE GOURMAND du jeudi se poursuit sous les arbres de la place Marie Janson le jeudi et pourrait retrouver le Parvis en basse saison.

 

Le MARCHE VAN MEENEN maintient sa notoriété et a induit le développement de plusieurs implantations commerciales aujourd’hui réputées aux abords de l’Hôtel de Ville.

 

 

 

Parmi les plus grands marchés d’Europe, le MARCHE DU MIDI retrouve sa fréquentation plusieurs mois après les drames vécus par notre pays.

Une réflexion est en cours pour adapter la configuration du marché aux chantiers programmés pour l’aménagement de la station de métro « Constitution » et la rénovation des abords de la Gare du Midi qui modifieront substantiellement l’ordonnancement des ambulants.

 

 

10 ANS D’ACTIVITÉS DU CENTRE D’ENTREPRISES DE SAINT-GILLES AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, CONFIRMATION D’UN SUCCÈS

Le CENTRE D’ENTREPRISES de Saint-Gilles – VILLAGE PARTENAIRE – est l’un des plus réputés de la Région. Son conseil d’administration est composé de représentants de la Commune,  l’échevin du Développement économique en assurant la présidence , de CITYDEV, de BECI et de la Mission Locale. La gestion quotidienne et opérationnelle étant confiée à l’équipe de Groupe One.

VILLAGE PARTENAIRE a hébergé, de 2013 à 2017, 90 entreprises, en accueille en moyenne 40, orientées essentiellement « développement durable ». Plusieurs projets-pilote y ont été initiés : aquaponie, permaculture…

Le Centre d’Entreprises propose aujourd’hui des espaces de coworking et favorise les échanges entre les entrepreneurs du site selon le principe « comment travailler en s’intéressant à ce que fait son voisin ».

L’asbl VILLAGE FINANCES contribue, par l’octroi de bourses aux TPE, au développement économique durable (économie circulaire, mobilité durable…).

 

VILLAGE PARTENAIRE porte aujourd’hui, dans le cadre du Contrat de Rénovation Urbaine « ROI », un projet de HALLE ALIMENTAIRE qui sera aménagée dans un bâtiment de la Régie Foncière, 164, rue Théodore Verhaegen. Un projet porteurs de valeurs, qui associera la production et la vente en circuit court, des ateliers de transformation, le secteur de la restauration, dans le cadre d’une gestion coopérative.

Le GROUPE ONE, développeur de projets au sein de VILLAGE PARTENAIRE, est aussi porteur, en collaboration avec les services communaux d’un important projet d’ECONOMIE CIRCULAIRE, LA RECYCLERIE, initié par la commune dans les anciens locaux de VDS, rue de Belgrade.

Dans le cadre du Centre d’Entreprises, le GUICHET D’ECONOMIE LOCALE assume son rôle d’information et d’accompagnement des candidat(e)s investisseurs. De 2013 à 2017, il y a eu 2597 personnes informées, 1741 projets accompagnés dont 383 à Saint-Gilles, 254 créations d’activités dont 50 à Saint-Gilles et 369 emplois créés !

La commune accueille aussi sur son territoire COOPCITY (Centre pour l’Entreprenariat social et coopératif) qui assure l’accompagnement de nombreux projets d’économie sociale à Bruxelles.

 

 LA FISCALITÉ ÉCONOMIQUE

La Région a repris, moyennant une contribution du Fonds régional de Compensation en faveur de la Commune, la Citytax qui frappait le secteur hôtelier.

La commune a supprimé la taxe sur les spectacles et divertissements qui s’ajoutait à la SABAM et à la Rémunération Equitable à charge des établissements et commerces diffusant de la musique.

Les commerces touchés par des travaux en voirie sont désormais exonérés des taxes économiques communales pendant la durée des chantiers.

 

L’ACCOMPAGNEMENT DES COMMERÇANTS LORS DES CHANTIERS

A chaque chantier correspond un plan d’indemnisation (régionale) fixant un périmètre d’intervention en faveur des commerçants impactés.

La Région va modifier les modalités d’accompagnement des commerces et entreprises victimes des nuisances liées aux multiples chantiers (inaccessibilité, perte de clientèle,

poussière,…), qui se résume aujourd’hui à une indemnisation de 72€ par jour de fermeture et une lourde procédure administrative.

A chaque chantier, la commune veille, dans toute la mesure du possible, aux intérêts des commerçants, notamment lors des réunions de chantier.

 

L’INFORMATION DES ACTEURS ÉCONOMIQUES

Il est essentiel d’informer les acteurs économiques de l’évolution de la commune, de sa sociologie, des attentes, des études réalisées, notamment par Hub.Brussels (ATRIUM).

L’échevinat du Développement économique a récemment distribué une plaquette à l’ensemble des commerçants pour les informer de l’évolution sociologique de la commune et de l’actualité économique des différents quartiers.

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