CADRE DE VIE

ASSURER UN CADRE DE VIE AGRÉABLE POUR TOUS

L’espace public doit être un lieu à partager, porteur de mixité, de respect mutuel et de cohésion sociale.

La qualité de vie des quartiers exige un bon aménagement des lieux, une sécurité garantie (voir chapitre PRÉVENTION ET SÉCURITÉ), un éclairage adapté, un souci constant de la propreté, une gestion équilibrée de la mobilité et du stationnement, le respect du patrimoine, des services et des commerces de proximité.

Dans toutes ces dimensions, la commune a porté nombre d’initiatives et de projets au cours de la législature qui s’achève.

 

L’AMÉNAGEMENT DE L’ESPACE PUBLIC

Le réaménagement de l’espace public a été réalisé dans l’ensemble des quartiers.

 

 

Les plus emblématiques sont le réaménagement du Parvis, du Square J.Franck et de ses abords.

Ce dernier aménagement a notamment mis en lumière le décalage entre le projet initial proposé et certaines attentes nouvelles des habitants, en raison de la durée de la procédure entre l’enquête publique et la réalisation des travaux (près de 10 ans). Cela démontre aussi la nécessité d’un dialogue permanent avec l’ensemble des acteurs du quartier.

Dans le cadre de divers programmes (Contrats de Quartier, BELIRIS, Bruxelles Mobilité, STIB..), plusieurs voiries ou espaces ont été réaménagés, sur l’ensemble du territoire, notamment dans le quartier du Midi (rues de Russie et de Suède), place des Héros, chaussée de Forest, rue de Lisbonne, rues du Monténégro et Defnet, rues de l’Amazone et Simonis, place Loix, place Paul Janson..

L’aménagement en semi-piétonnier de la rue d’Argonne est en chantier. Il empêchera désormais les stationnements en double file (notamment de « taxis illicites »), et offrira des perspectives de requalification commerciale.

Plusieurs aménagements visant une meilleure sécurité pour les piétons et les cyclistes ont été réalisés avenue Lambeaux, rue Saint-Bernard, place Loix, place Albert…

Le réaménagement de la rue Dejoncker et de l’espace situé au carrefour avec la rue Bosquet est programmé dans le cadre du tracé d’un Itinéraire Cycliste Régional.

La Région et la STIB ont poursuivi le réaménagement de façade à façade des voiries empruntées par la ligne 81, rue Théodore Verhaegen et aux abords de l’Hôtel de Ville. La rénovation de la rue Moris, des abords de la Trinité et la mise en sens unique de la rue de l’Aqueduc feront prochainement l’objet d’enquêtes publiques.

Une demande de permis visant le réaménagement par la Région de la Barrière, proposant un réalignement des voies de tram, le déplacement de la Porteuse d’Eau et des extensions de trottoirs est annoncée.

Trois projets de réaménagement de l’espace public seront en débat au cours de la législature 2018-2024 : le Plan d’Aménagement Directeur du Quartier du Midi, la rénovation de la place Marie Janson (« Carré Monnaies ») et l’avenir du site des prisons.

 

VALORISER LE PATRIMOINE ARCHITECTURAL

Le respect du patrimoine architectural constitue une dimension importante de la qualité de l’espace public et une préoccupation des autorités locales.

La restauration du Musée Horta et l’aménagement de l’immeuble mitoyen en zone d’accueil et espace d’exposition, la rénovation de l’Hôtel Hannon et de la Cité Fontainas y ont contribué.

La qualité des rez-de-chaussée commerciaux en phase avec l’architecture du bâti constitue une préoccupation constante dans l’attribution des permis.

La mise en valeur des vitrines d’origine des commerces de l’avenue Volders (dans le cadre de l’opération « ATOUTS ARCHITECTURAUX »), l’exigence de reconstitution de la vitrine d’origine d’un commerce au carrefour de Ma Campagne, les impositions urbanistiques lors de la rénovation de façades du Goulet Louise,..en constituent de beaux exemples.

Les immeubles inoccupés ou abandonnés font l’objet d’un examen par une équipe pluridisciplinaire chargé d’évaluer la mesure la plus adaptée pour mettre fin à ces situations (taxe, droit de gestion publique si nécessaire…).

La commune lève depuis 2016 une taxe sur les façades délabrées visant à inciter les propriétaires (souvent extérieurs à la commune) à mettre fin au manque d’entretien de leur bien.

 

UN ÉCLAIRAGE PUBLIC DE QUALITÉ

SIBELGA a procédé au renouvellement de l’éclairage public et du remplacement progressif des luminaires dans l’ensemble des voiries communales. Un soin particulier a été réservé au choix des luminaires lors des

chantiers de rénovation : abords de l’Hôtel de Ville, avenue De Jaer, square Franck, et bientôt, au Parvis.

D’ici 2020, toutes les ampoules jaunes de l’éclairage public communal seront remplacées par des ampoules halogènes blanches.

La mise en valeur par un éclairage adéquat des vitraux de l’église du Parvis a été réalisée pour célébrer les 800 ans de la commune et de la paroisse.

Il faut déplorer le partage de la gestion de l’éclairage public entre SIBELGA en charge des voiries communales et la Région (Bruxelles Mobilité) pour les voiries régionales (les grandes chaussées, le Quartier Louise, les abords de la Gare du Midi où les pannes d’éclairage de longue durée sont récurrentes…). La gestion du remplacement des luminaires et des pannes varie sensiblement selon l’instance compétente…

L’éclairage des passages pour piétons doit impérativement être renforcé.

 

UNE COMMUNE TOUJOURS PLUS VÉGÉTALE

Le maillage vert de la commune – une priorité pour les autorités et une contribution à la qualité de l’air – a été complété dans plusieurs voiries.

De nouvelles espèces adaptées (plus de 120 arbres) aux lieux ont été plantées au Parvis, au square Jacques Franck, chaussée de Forest, avenue des Villas, rue Jourdan, rues de l’Amazone et Simonis, rues de Suède et d’Angleterre,..

La liaison en intérieur d’îlot entre le projet d’aménagement de logements et d’une crèche rue de l’Hôtel des Monnaies (ancien garage Renault) et la rue Coenen dotera le quartier d’un nouvel espace vert.

Des intérieurs d’îlots ont été préservés et verdurisés dans le cadre des procédures d’octroi des permis d’urbanisme.

Un effort particulier a été réalisé pour doter de nombreux carrefours et places  de belles jardinières.

Le site de l’ECAM (rue Théodore Verhaegen, rue Fernand Bernier et rue du Tir) en cours d’aménagement comportera un espace vert qui complétera – dans une commune particulièrement densifiée – le Parc Pierre Paulus, la place Louis Morichar, le Parc Germeau à proximité de la Porte de Hal, le Square Jacques Franck, en attendant l’aménagement projeté de la place Marie Janson et, à terme, des abords de la Gare du Midi et du site des prisons.

Diverses initiatives citoyennes ont été encouragées et accompagnées dans le cadre des Contrats de Quartier (potagers urbains, plantations, végétalisation de l’espace public, verdurisation des façades et des pieds d’arbres, projets privés de toitures vertes et d’agriculture urbaine…).

Le conseil communal a approuvé un règlement relatif à la végétalisation du territoire visant à « encourager le développement de la végétalisation du domaine public en s’appuyant sur la participation active des habitants, des associations »,…

Un nouveau service d’accompagnement a été créé : la cellule de végétalisation urbaine et les Saint-Gilliculteurs.

Des partenariats ont permis la création de « La Pousse qui pousse » à l’arrière du square Van Caulaert et celle d’un espace réservé au compost place Marie Janson.

Un projet est en cours d’élaboration dans le cadre du Contrat de Rénovation Urbaine « Roi » pour aménager une halle alimentaire (production, ateliers de transformation, restauration…) 164, rue Théodore Verhaegen dans le cadre d’un partenariat entre le Centre d’Entreprises VILLAGE PARTENAIRE, la Commune, LA POUSSE QUI POUSSE et LA TRICOTERIE.

 

ESPACES DE JEUX POUR ENFANTS, ESPACES DE VIE DANS LES QUARTIERS

Complétant les plaines de jeux de l’avenue Ducpétiaux, du Parc Paulus, l’espace de la place Morichar ou les activités proposées place Maie Janson, de nouveaux espaces de jeux ont été réalisés au Parc Germeau et avenue du Roi.

 

CONCILIER L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE ET LA QUALITÉ DE VIE DES HABITANTS

La qualité des terrasses et des étalages des commerces contribue aussi à celle de l’espace public.

La commune limite de longue date les étalages aux fleurs, fruits et légumes, à l’exception de la zone du marché du Parvis.

Des normes de présentation sont fixées telle l’imposition d’installer un tapis vert sur les étals. Les épiceries en ont été pourvues à l’initiative de l’asbl Entreprendre à Saint-Gilles.

Saint-Gilles compte actuellement 484 établissements HORECA dont 264 disposent d’une terrasse.

On sait rarement que la loi exonère le secteur HORECA de l’application de la législation sur les heures d’ouverture des commerces (faculté d’ouvrir 7j/7 et 24h/24). La commune reste soucieuse de la compatibilité de l’activité et de l’animation commerciales avec la qualité de vie et la tranquillité des habitants.

Plusieurs fermetures temporaires d’établissements sont ponctuellement imposées suite aux plaintes enregistrées pour tapage nocturne.

Le conseil communal a approuvé en mai 2018 un nouveau règlement des terrasses fixant à minuit en semaine et à une heure le week-end la fin du service en terrasse tout en rappelant que le tapage nocturne reste punissable après 22 h. Dans la foulée, il a été rappelé aux exploitants des commerces de nuit leur responsabilité à l’égard des troubles à la tranquillité des habitants générés par la clientèle nocturne.

Une nouvelle équipe de médiateurs de proximité exerçant leur mission en soirée est spécialement affectée au contrôle des nuisances.

Une ordonnance régionale imposant de nouvelles dispositions en matière de bruit (diffusion au sein des établissements) a été notifiée aux exploitants d’établissements.

La multiplication d’établissements à forte concentration de jeux de hasard ainsi que la présence de lieux peu ouverts à la mixité retiennent l’attention des services.

Publicités